Comment vit-on l’aïkido à cette époque, une époque post-Covid, qui a rendu difficile une relation ouverte. Il y a beaucoup de réticences par rapport à une éventuelle autre façon de penser et de se comporter de l’autre. Même si l’on avait déjà une relation privée ou professionnelle de longue date.
En fait, nous vivons actuellement dans un monde où l’ensemble de l’humanité, et donc chaque individu, est confronté à une triple crise
La séparation sociale
Au sein des sociétés, on constate un manque croissant d’acceptation et de tolérance. La diversité des opinions a disparu. Un froid social palpable se répand. Il en va de même entre les nations et les blocs de pouvoir mondiaux. La menace d’une grande guerre est omniprésente.
La séperation écologique
Dans la compétition pour les ressources de notre planète, nous avons depuis longtemps dépassé les limites de la durabilité. Il semble désormais que les dernières barrières de la morale, qui exigeaient jusqu’à présent de prendre en compte les exigences et les besoins des autres peuples et des générations futures, tombent également. Le combat sur la rampe des restes est lancé, comme s’il n’y avait pas de lendemain.
La séparation mentale
Une grande partie de l’humanité traverse une crise spirituelle/mentale, qui est aussi une crise de santé. L’ordre mondial capitaliste et matériel dominant met uniquement l’accent sur la raison et la pensée rationnelle, et donc sur la séparation des choses. Le côté psychique de l’être humain, avec ses besoins non matériels, reçoit bien trop peu d’attention.
Il n’est donc pas étonnant que l’aspect psychique de l’homme ne soit pas pris en compte. La conscience universelle et l’expérience de l’unité avec la création (unité de toute existence) ne sont pas considérées comme des besoins primaires, mais rejetées par l’homme mental (en nous) comme une folie ésotérique.
Ces trois crises, ou clivages de l’être humain, paraissent si écrasantes pour le mental qu’elles déclenchent chez l’individu soit un comportement de paralysie, soit un comportement d’évitement. Ce sont précisément ces options qui ne sont pas du tout appropriées à l’heure actuelle et qui ne mènent qu’à des angoisses existentielles (réelles) qui, trop souvent couplées à une attitude du type « à quoi bon, de toute façon, tout est trop tard », nous conduisent tous d’autant plus rapidement vers le déclin. D’une manière générale, on ressent déjà une énorme perte de vitalité chez l’être humain, en particulier chez les jeunes.
Il est urgent d’agir différemment et avec courage !
« On ne peut jamais résoudre les problèmes avec la même façon de penser que celle qui les a créés ».
Albert Einstein

